Devant nous l'avenir enfin
Pour un meilleur au bout du poing,
Et des printemps sous les flocons,
Ya de l'espoir à nos chansons.
Saez, Sonnez tocsin dans les campagnes
Devant nous l'avenir enfin
Pour un meilleur au bout du poing,
Et des printemps sous les flocons,
Ya de l'espoir à nos chansons.
Saez, Sonnez tocsin dans les campagnes
Tu t'étonnes parce que c'est déjà l'été en avril ?
N'oublie pas, mon frère,
Le printemps s'est animé en décembre cette année.
J'ai vu ses yeux de fougère s'ouvrir le matin sur un monde où les battements d'ailes de l'espoir immense se distinguent à
peine des autres bruits qui sont ceux de la terreur et, sur ce monde, je n'avais vu encore que des yeux se fermer.
André Breton, Nadja
Et combattant immobile , j'écoute bouillir mon sang , ma bile
Et battre à mes tempes , le décompte du temps.
Mano Solo, Toujours quand tu dors
Encore à pas d'heure.
Et puis après ?
Tiens.
Pas la moindre trace de temps linéaire.
Et puis avant ?
Bien.
On s'en fiche, on y retourne à l'envers.
Les horaires fixes, c'est se prendre la tête pour régler son réveil à 7h02. Parce que 7h, c'est trop tôt, et 7h05: au secours
j'suis à la bourre..
On se réveille toujours au moins 20 microsecondes avant la sonnerie du réveil. C'est biologique.
Logique.
Donc franchement, si j'écris, ou si j'écris pas... Si j'écris demain. Si je pense hier.
Si je place une phrase. Si je lance des mots. Si j'écris en strophe. Si je t'apostrophe ?
Si je me lâche la nuit. Toi, tu lis aussi ?
Si je me fâche lundi ; tu m'entends jeudi ? Tu prends mon parti ?
Le temps de tourner en rond.
Répéter, au besoin.
Rappeler, s'est assagir.
On s'est dit ça l'autre jour. On le redira un jour.
Et puis après ?
Qui sait ? on progresse ?
Et puis avant ?
On y croit. Et c'est bien comme ça. Répéter, s'entraîner, puis l'heure de la représentation.
Redire encore, ça vaut le détour.
La nuit, c'est pour mieux penser.
Au matin, il faut agir. 20 microsecondes pour prendre son souffle. Réagir...
Parce que le matin, hier ou demain... pff*!
Si je bloque ma respiration, j'ai du rab de réflexion ?
* Réveil sur répétition..
Le Coeur de l'homme se révèle dans la tentation.
Dietrich Bonhoeffer, Temptation
Un bonbon.
Un simple bonbon.
Ou une pomme, peut-être ?
Et cette question universelle...
Je résiste, ou je ne résiste pas ?...
Tempt me !
Be the Change you wish to see in this world
Ghandi
Ce système nous isole. Il nous rend égoïste.
Il nous formate.
Travailler.
Produire.
Consommer.
Jeter.
Acheter.
Se divertir.
Oublier l'essentiel.
L'essence de l'être humain, peut être ?
Je perds parfois l'humanité au milieu du béton, des buildings, des masses humaines collées aux vitres des centres commerciaux et des métros.
Une foule d'anonymes.
Les masses humaines ont ce côté effrayant ; cette somme de regards vides qui ne signifie rien. Rien de moins engageant.
Et pourtant, si on osait. Si on se déformatait, si on cherchait le sens, l'essence, l'humain.
Partout. Même dans le métro.
Sortir du système au coeur même du système.
Comme créer un bug dans la matrice...